La biomasse peut être :
- les cultures énergétiques, auquel cas il est important d'étudier les systèmes agraires existants, des pratiques locales, de sélectionner les essences en fonction de leurs impacts environnementaux (sols, hydrologie... )
- les résidus agricoles auquel cas la quantité disponible, les utilisations actuelles, le calendrier disponibilité et la localisation des ressources, ce qui a un impact réel sur l'évaluation des besoins de stockage.
Dans les deux cas, il faut organiser l'approvisionnement en s'appuyant sur les organisations existantes (groupement d'agriculteurs, groupement de transporteurs,) et veiller à bien faire ressortir les étapes de la chaîne (production/récolte ou achat, transport, conditionnement broyage/séchage, stockage), les moyens et les coûts associés.
Une analyse détaillée doit déterminer les sources de biomasse disponibles tout en tenant compte des caractéristiques climatiques et pédagogiques de la région concernée, des orientations technico-économiques de l’agriculture, des systèmes agraires en place et l’organisation de la production agricole.
Sur le plan technique, un volet formation du personnel doit accompagner chaque installation. La technologie et la maintenance d'un groupe gazo-électrogène sont à la portée des mécaniciens et chaudronniers disponibles sur le continent mais une formation spécifique à l'assemblage et à la gestion faciliterait la réussite.
La technologie GAZEL est adaptée pour une puissance requise inférieure à 500 kWe. Elle doit en outre substituer le diesel à plus de 70%.
L'opération d'un groupe gazo-électrogène avec une fraction de diesel supérieure à 30% ne compense plus raisonnablement le surcoût d'investissement, si oui avec un délai de récupération très élevé.

Les premiers indices qui puissent susciter une étude de faisabilité sont :
1) Coût du mazout supérieur à 180FCFA le litre
2) Une demande en électricité : taux de raccordement initial élevé dans le cas d'ERD, besoins importants
en milieu industriel et électrification de processus
3) Coût de la biomasse conditionné inférieur à 35FCFA le kg (électrification des centres secondaires) et
10FCFA/kg (projets individuels) Sur le plan institutionnel, la technologie GAZEL peut constituer un instrument pour les Etats
de participer au Mécanisme de Développement Propre dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
En effet, les projets d'électrification par GAZEL satisfont aux trois conditions :
- Contribution aux objectifs de développement durable du pays hôte
- Réduction à coût modéré des émissions
- Réduction globale des émissions de GES qui constituent les facteurs clés du MDP.
La mise en place par les instances compétentes d'une structure et d'une politique énergétique volontariste semble être une nécessité afin de mieux intégrer l'implémentation de cette filière dans les priorités nationales de développement durable.